L'Echange
Par Lilione, lundi 27 juillet 2009 à 18:40 :: Bouillon de Culture :: #187 :: rss

Une fois n'est pas coutume, parlons d'un film qui date un peu. C'est l'avantage des cinémas qui font des retrospectives de temps en temps ! Merci au Palace de Mulhouse pour l'entrée à 3 €. L'Echange donc, un des derniers films de Clint Eastwood. Avec un casting... sympa : Angelina Jolie en mère éplorée matinée de working girl des années 20, et John Malkovich en révérend guerroyant contre LAPD et le maire de la Cité des Anges.
Revenons donc sur cette histoire vraie : Christine Collins reussit sa vie professionnelle en tant que chef d'équipe aux telecom. Elle réussit aussi à peu prêt sa vie de mère auprès de son petit Walter. Pourtant, en ce bon soir de 1928, elle rentre du travail pour trouver sa maison vide. Et malgré ses recherches, Walter reste introuvable. Alertée, la police de LA commence par invoquer les 24 h réglementaires avant de considérer Walter comme disparu. Mais le garcon ne revient pas. Apres 5 mois d'enquête, pourtant, LAPD ramène à Christine son fils. Mais au moment des retrouvailles, c'est le choc : l'enfant qu'on lui ramène n'est pas son fils. Convaincue d'avoir raison, elle s'engage progressivement dans une lutte onirique contre l'institution policière, trouvant dans le Reverend Briegleb, auteur de chroniques radio acerbes contre le maire et LAPD, un appui indefectible.
Dans cette histoire sordide, où le drame plonge dans l'horreur, on peut saluer la prestation des acteurs. D'abord Angelina Jolie, époustouflante de retenue. Loin de ses éclats Tomb Raideresque, elle nous offre un jeu particulièrement juste. Le rôle de la mère en colère froide et digne dans tous les instants lui va à ravir. John Malovich y est égal à lui-même, mais c'est aussi la prestation de Michael Kelly, passant avec brio du flic aveugle à celui qui voit. On découvre aussi une brochette de visages connus, comme Jeffrey Donovan, brillant de suffisance et de condescendance, Colm Feore en chef de police pris dans le feu des critiques, entre autres.
Au niveau de la réalisation, on retrouve une reconstitution des années 20 particulièrement réussie, la manière de filmer rappelant même les films d'époque. Dans une sobriété consommée, tout est fait pour servir sans exces cette histoire vraie : costumes, coiffures, ambiance... très très réussi. Petite surprise au passage, la présence de Clint Eastwood en tant que compositeur. Je l'ai découvert en tant que tel, et pourtant, ce n'est pas son coup d'essai, puisqu'il s'y est déja mis pour Mémoires de Nos Peres, Space Cowboys, La route de Madison ou encore Impitoyable pour ne citer qu'eux.
En résumé donc un film juste, vrai et réussi.



Commentaires
Aucun commentaire pour le moment.
Ajouter un commentaire
Les commentaires pour ce billet sont fermés.