Lili's World

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

vendredi 31 juillet 2009

Premiere prune

Fallait bien que ca arrive un jour... 9 ans de permis sans infraction, c'est fort quand même. Ce qui est plus fort, c'est la gueule de l'infraction. Autoroute limitée à 130. Flashée à 138, retenu............. 131 km/h -_- pas cool... par contre, on pourra dire ce qu'on veut, moi, je paye de suite. 45 € au lieu de 68, je suis pas une vache à lait !

lundi 27 juillet 2009

Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé



Aaaaaah ! Le sixième opus de la saga de JK Rowling ! Un film qui est donc forcément synonyme de spectacle et de légère déception.

Spectacle, bien sur, avec cette débauche d'effets visuels imposée évidemment par le thème. Un monde de sorciers, il y en a forcément de tous les côtés ! Ca expeliarmus par ci, ca avada kedavra par la... Visuellement donc, tout est là. On en rajoute avec l'ambiance visuelle générale. Pour qui regarde attentivement les films du premier au dernier (réalisé), on perd progressivement en luminosité d'image. Rendu intéressant de la noirceur de l'histoire progressive des romans en eux-mêmes ! Choix de réalisation donc plutôt judicieux. A l'opposé, on déplore des lenteurs terribles et purement inutiles. Enormément de plans de paysages sans intérêt, des gros plans de visage plutôt insipides... Et ô sacrilège, on perd la première personne centrée sur Harry, qui n'est pourtant pas du tout usité dans le livre ! Cette entorse au point de vue de narration, pourtant respecté lors des précédents opus, est en ce qui me concerne l'occasion de rajouter des cm de bobine à une histoire pourtant déja dense à la base.
Par ailleurs, on a un peu perdu en spontanéité dans le jeu des jeunes acteurs. Si Emma Watson est égale à elle même, il semble que Daniel Radcliffe et Ruppert Grint ont un peu perdu le feu sacré... dommage. Tom Felton par contre nous fait un Malfoy très réussi, tiraillé dans le premier dilemme de sa jeune existance. On note aussi le retour formidable de Helena Bonham Carter en Bellatrix Lestrange, magistrale en sorciere tarée. Et toujours le casting initial pour les professeurs. A part la presque absence d'Hagrid...

Et justement, parlons de celà... Les fans avaient déja exprimé leur grande frustration lors du 4eme volet. Cependant, la base de l'intrigue était plutôt respectée : l'histoire était bien centrée sur la fameuse Coupe de Feu, avec toutes les explications nécessaires, et peu de choses manquaient finalement à comprendre l'intrigue en elle même. On aurait pu regretter que l'épisode Skeeter et le Chicaneur aient été passé sous silence dans le 5eme film, mais là encore, l'essentiel de l'intrigue reposant sur les liens entre Voldemort et Harry, ainsi que sur cette fameuse prophétie, ce petit trou n'était pas genant. Manquant, mais pas genant.
Sur ce 6eme opus, on peut déplorer tout d'abord que l'un des éléments-clés de la saga est l'exploration des nombreux souvenirs concernant Jedusor, c'est franchement réducteur de se contenter que de deux... Homéopathique, vraiment. Cela dit, il faut reconnaitre qu'au moins, ils ont gardé les deux plus importants.
Mais que dire, QUE DIRE ! De l'intrigue MAJEURE du livre ! Savoir QUI est ce sacré Prince de Sang-Mêlé !! Sujet qui n'est JAMAIS abordé dans ce film ! Juste reprécisé rapidement à la toute fin pour en découvrir l'identité. Et encore n'explique-t-on pas la signification de ce sobriquet. Super SUPER décevant... Toute la saveur du livre perdu dans une bobine.

Donc... Un beau film, faut laisser cela à David Yates quand même (bien que la réalisation se pose un peu là quand même), mais vraiment trop trop court pour satisfaire les nombreux fans des nombreuses pages du livre. Quand on a vu ce film, on comprend mieux pourquoi ils ont décidé de faire le livre 7 en 2 films... Vivement !

L'Echange



Une fois n'est pas coutume, parlons d'un film qui date un peu. C'est l'avantage des cinémas qui font des retrospectives de temps en temps ! Merci au Palace de Mulhouse pour l'entrée à 3 €. L'Echange donc, un des derniers films de Clint Eastwood. Avec un casting... sympa : Angelina Jolie en mère éplorée matinée de working girl des années 20, et John Malkovich en révérend guerroyant contre LAPD et le maire de la Cité des Anges.

Revenons donc sur cette histoire vraie : Christine Collins reussit sa vie professionnelle en tant que chef d'équipe aux telecom. Elle réussit aussi à peu prêt sa vie de mère auprès de son petit Walter. Pourtant, en ce bon soir de 1928, elle rentre du travail pour trouver sa maison vide. Et malgré ses recherches, Walter reste introuvable. Alertée, la police de LA commence par invoquer les 24 h réglementaires avant de considérer Walter comme disparu. Mais le garcon ne revient pas. Apres 5 mois d'enquête, pourtant, LAPD ramène à Christine son fils. Mais au moment des retrouvailles, c'est le choc : l'enfant qu'on lui ramène n'est pas son fils. Convaincue d'avoir raison, elle s'engage progressivement dans une lutte onirique contre l'institution policière, trouvant dans le Reverend Briegleb, auteur de chroniques radio acerbes contre le maire et LAPD, un appui indefectible.

Dans cette histoire sordide, où le drame plonge dans l'horreur, on peut saluer la prestation des acteurs. D'abord Angelina Jolie, époustouflante de retenue. Loin de ses éclats Tomb Raideresque, elle nous offre un jeu particulièrement juste. Le rôle de la mère en colère froide et digne dans tous les instants lui va à ravir. John Malovich y est égal à lui-même, mais c'est aussi la prestation de Michael Kelly, passant avec brio du flic aveugle à celui qui voit. On découvre aussi une brochette de visages connus, comme Jeffrey Donovan, brillant de suffisance et de condescendance, Colm Feore en chef de police pris dans le feu des critiques, entre autres.

Au niveau de la réalisation, on retrouve une reconstitution des années 20 particulièrement réussie, la manière de filmer rappelant même les films d'époque. Dans une sobriété consommée, tout est fait pour servir sans exces cette histoire vraie : costumes, coiffures, ambiance... très très réussi. Petite surprise au passage, la présence de Clint Eastwood en tant que compositeur. Je l'ai découvert en tant que tel, et pourtant, ce n'est pas son coup d'essai, puisqu'il s'y est déja mis pour Mémoires de Nos Peres, Space Cowboys, La route de Madison ou encore Impitoyable pour ne citer qu'eux.

En résumé donc un film juste, vrai et réussi.