Après ses énormissimes succes à la scène (Romantique, Pour Toi Public), le spécialiste du mytho revient avec un spectacle qui retrace ses origines : son enfance, son adolescence, ses premiers déboires en tant que comédien... Encore sous le charme du dernier, je suis allée à Strasbourg pour cette nouvelle tournée.

On ne peut parler spectacle sans parler des files d'attente. Une heure dans le froid, le vent, parce que, en génie que je suis, j'avais omis de changer de veste. De chaussures, oui, mais me dire que ma veste, parfaite en plein jour, serait trop légère une fois le soleil couché ? Trop dur. Cela étant, j'ai eu de la chance : j'avais prévu d'arriver à 17 h 30 au Zenith de Strasbourg, j'y suis arrivée à 18 h 30. Pourquoi ? Parce que le Zénith n'est absolument pas indiqué. J'ai donc dépassé Strasbourg, puis fait demi tour, puis tourné dans tout les sens avant d'arriver enfin devant un tout petit panneau donnant la direction. Bravo, Strasbourg... Heureusement que je retrouvais des amis dans les files, qui ont commencé la queue sans moi... Le staff a en tout cas été bien gentil d'ouvrir les portes à 19 h 30. Ce qui fait qu'on a eu moins froid pour la derniere heure d'attente. Un rush pour atteindre les meilleures place. Résultat : 10 m de la scène. Pas mal.

Et le spectacle en lui-même, me direz-vous ? Un départ plutôt lourd. C'est du Dubosc, du vrai. Du lourd. Prétentieux, mytho, tout ce que vous voulez. On apprécie notamment à sa juste valeur les blagues type "je cause direct à Dieu" qui ne font plus vraiment rire personne. Et puis le spectacle commence avec la naissance de Franck Dubosc. Et là, on perd toute considération narcissique. Dubosc se pose, en tant qu'enfant, adolescent, acteur pas encore connu, comme un personnage risible, attendrissant, souvent victime des circonstances. On note le grand moment de solitude ... Le cauchemar de tout acteur de scène... Le trou. Alors que Dubosc apostrophe une spectatrice au rire peu discret, il perd totalement le fil de son monologue ! En désespoir de cause, il a zappé toute un passage car incapable de recoller suite à son intermede. On a eu droit aussi à la participation des spectateurs. Cinq élus (ou maudits) ont ainsi rejoint Dubosc sur scène. Après deux heures de spectacle, le rappel, tout en restant dans le ton, donne une conclusion lucide sur la condition d'acteur, de vedette, de star. Une conclusion touchante, qui m'a personnellement émue aux larmes.

En résumé donc, c'est un spectacle à voir, d'autant plus si l'humour de Dubosc vous parle.