Deuil national

Je ne dessine pas souvent. Encore moins des trucs d’actualité.

Le NA a été un moyen pour moi de reprendre le dessin, en quelque sorte. Pourtant, depuis hier, j’ai furieusement envie de dessiner. Peut être à cause de ce que Martin Vidberg a tweeté hier :

comment dessiner aujourd’hui ?
Comment ne pas dessiner aujourd’hui ?

Ce qui s’est passé hier est un crime. Pas seulement contre Charlie Hebdo. Les victimes ne sont pas seulement les 12 personnes exécutées. Ces assassins ont porté atteinte à notre idée de la liberté, du droit à s’exprimer, du droit à vivre comme on l’entend. Il suffit de voir les réactions partout en France et dans le monde pour s’en rendre compte. En voyant tout ces gens dans les rues hier, on peut dire qu’ils ont échoué à faire disparaitre cette idée.

D’un point de vue plus personnel, j’ai entendu la premiere information sur Europe 1 vers 11 h 45, incrédule. Ils parlaient de victimes, je n’ai pas pensé à des morts. J’ai découvert les premiers noms des disparus, j’ai été atterrée.
La mort de Cabu, notamment, me donne l’impression qu’on a tué une part de mon enfance. Cabu, c’était le Nez de Dorothée pour moi, et sans doute pour d’autres de ma génération. Cabu, Charb, Wolinski, Tignous… Ces noms font partie de chacun d’entre nous, d’une manière ou d’une autre. Sans parler des autres tués et leurs familles.

Et que dire de ces agents de police abattus en service ? Celui, blessé, qui a été froidement achevé dans la rue ? Franck Brinsolaro et Ahmed Merabet méritent les honneurs.

Et d’autres se sont maintenant senti pousser des ailes ?! Ont abattus deux agents de police, en tuant une au passage ?! Il n’est pas question de les laisser gagner : il n’est pas question d’avoir peur, ni de pointer du doigt les mauvaises personnes.

Aujourd’hui et jusqu’à dimanche, la France est en deuil. Elle est en deuil, mais ca ne veut pas dire qu’elle restera silencieuse. Elle est sur les traces de ces assassins qui ne sont rien d’autre, qui ne représentent rien d’autre que leur propre connerie.
Alors aujourd’hui, je suis en noir. Mais j’ai sorti les talons hauts, parce qu’on doit se dresser de tout son haut contre cette connerie. Futile ? Peut être…

En attendant… Amour sur toi, amour sur vous. Et gueule, putain, gueule.
deuil

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