2015, une grande année

Coucou gens !

Ca y’est, on a changé d’année. C’est un fait aussi inéluctable que les piqures de moustique, le sucre dans le miel et les bulles dans le savon. En général, je n’en fais pas grand cas. Je n’ai pas de souvenir de nouvel an bien marquant. Ou plutôt pas de souvenir bien heureux. Au mieux, mes réveillons ont été corrects.

En 2008, j’ai aussi pris la résolution d’arrêter de regarder le passé, les nostalgies débiles et les regrets inutiles. Aucun intérêt.

Néanmoins, 2015 va être une année que j’aurai en tête… heu… genre à vie ?

Il y a pourtant eu des choses à jeter, que ce soit en janvier ou en novembre. Ces événements appartiennent au genre qu’on a envie d’enterrer très profondément. Toute la haine et l’horreur qui en découlent ne devraient même pas mériter une ligne dans un journal. Ou alors juste pour dire : « regarde comment certains gens peuvent être méchants, il ne faut pas faire pareil » – tu sens le langage maternel qui commence ? – Blague à part, outre l’horreur de la chose, je me serais passé de l’inquiétude quant à mon frère qui vit à Paris.

Il y a eu aussi le stress au niveau du travail : je me suis lancée en libéral le 20 octobre 2014, 2015 a été l’année du lancement à proprement parlé. D’autant plus stressant que je me suis retrouvée enceinte en février et donc la certitude d’avoir une baisse de régime à peine la machine lancée. J’ai ainsi passé l’année à guetter l’évolution chiffre d’affaire, me faire des nœuds au cerveau sur ce qu’il se passerait pendant mon congé maternité, remplaçante ou pas remplaçante, et qui…
Néanmoins, je sais pourquoi je me suis lancée dans cette expérience de l’indépendance : il s’agissait pour moi d’avoir une certaine liberté de gestion dans l’optique de la naissance d’Elephapotame, quel que soit le moment où il viendrait. Je n’avais simplement pas anticipé que je serais enceinte aussitôt.

En fait 2015 a été une année de rupture. J’ai renoncé à beaucoup de choses dans ma vie, loisirs, confort salarial, relations… pour arriver au terme de ma grossesse sereine et accueillir Elephapotame dans de bonnes conditions.
Ce processus n’a pas été sans mal ni sans peine. Accepter de laisser des choses derrière soi, de ne plus s’obstiner dans des directions qui nous prennent plus qu’elles ne donnent, qui ne représentent finalement que des pensées parasites, c’est une démarche qui n’est pas évidente et douloureuse. On peut même se demander si ca vaut la peine de se faire autant de mal. Alors si d’aventure les regrets me prennent, que je me demande si ca en valait la peine… je regarde mon fils.

2015 a été une belle année pour moi, alors merci 2015. Et bienvenue 2016.

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